Bon, j’vais te raconter un truc qui m’a carrément secouée. J’arrive à Saint-Malo pour le mariage de ma cousine Élise, tout juste débarquée de Toulouse, et là, c’est comme si j’avais atterri dans un film celtique. Trois jours en Bretagne, et me voilà plongée dans une fête où tout le monde vit à fond.

Élise m’avait briefée : « Ça va être breton, prépare-toi. » Mais moi, j’avais pas capté à quel point. J’ai passé des plombes à choisir ma tenue—robe verte ? Trop forêt. Pantalon chic ? Trop bureau. J’ai fini avec une jupe plissée noire et un haut crème, un compromis safe. Mais mon frère, Théo, il m’a grillée direct. Il sort de la chambre d’hôtel avec un kilt Écossais en tartan Campbell, ce motif bleu-vert-noir super classe. J’ai éclaté de rire : « T’es sérieux, mec ? »

Il a haussé les épaules, un sourire en coin. « C’est celui de papa, un kilt Écossais qu’il mettait pour les grandes occasions. Élise a dit que c’était bienvenu. » Et franchement, avec sa veste sombre, il avait une allure folle. Moi, j’étais là à me demander si j’avais pas l’air d’une touriste à côté.

On arrive à la mairie, puis à l’église, une vieille bâtisse avec des vitraux qui jettent des couleurs partout. Dehors, un gars en cornemuse balance un air qui te donne la chair de poule. Dedans, y’a d’autres kilt Écossais—le marié, Julien, porte un tartan Buchanan, rouge et jaune, et quelques cousins ont sorti des motifs comme MacLeod ou Stewart. Élise, elle, est en robe blanche avec une ceinture brodée celtique, à tomber.

Après, direction une salle au bord de la mer, avec des remparts en toile de fond. Des lampions pendent, les tables ont des noms de ports bretons—Roscoff, Cancale. La nôtre, c’est Douarnenez, et j’adore l’idée. On attaque avec du cidre brut et des huîtres. Théo, avec son kilt Écossais Campbell, se fait alpaguer par une tante qui veut tout savoir sur le tartan. Il improvise, et moi, je rigole dans mon coin.

Le dîner passe—poisson grillé, galettes, et un gâteau à la framboise de ouf—et puis la musique démarre. Un groupe celtique envoie des reels, et là, c’est la folie. Théo m’attrape, son kilt Écossais virevolte, et on se lance dans une danse bretonne, genre on sait ce qu’on fait. Spoiler : on sait rien, mais tout le monde s’en fiche. À minuit, la cornemuse revient, et tout le monde chante Kan ar Kan, une chanson qui te colle des frissons. J’regarde Théo, son kilt qui capte la lumière, et j’me dis : cette soirée, c’est gravé.