Rennes en été, c’est quelque chose. J’étais là pour une semaine chez mon pote Max, et il m’a embarquée dans une fête de quartier, un truc mi-celtique, mi-bohème. J’arrive de Caen, valise à peine défaite, et j’me retrouve au milieu d’une explosion de musique et de rires.

Max m’avait dit : « Ramène juste toi, c’est cool. » Mais moi, je stresse toujours un peu—je mets quoi ? J’opte pour un jean skinny et une blouse rouge, un peu chic mais pas trop. Quand je rejoins Max, je manque de tomber à la renverse. Il porte un kilt Écossais en tartan Lindsay, rouge avec des lignes vertes et blanches. « C’est quoi ce délire ? » je lui balance, hilare.

Il rigole. « Un kilt Écossais, ma grande ! Mon cousin me l’a filé, il l’a porté à un festival y’a longtemps. » Avec son tee-shirt noir et ses baskets, il a un style improbable mais ça marche. Il m’explique que c’est une vibe celtique, que Rennes adore ça. Et là, je vois qu’il est pas le seul—y’a des mecs en tartan Gordon, d’autres en MacKenzie, tous super à l’aise.

La fête, c’est dans un parc, avec des stands de crêpes, un bar à cidre, et un podium où un groupe joue des airs bretons. On s’installe sur l’herbe, et je grignote une galette saucisse en écoutant Max raconter ses souvenirs de festivals. Son kilt Écossais Lindsay attire les regards, et une gamine lui demande si c’est une « jupe de prince ». On explose de rire.

Vers le soir, le groupe passe à des danses collectives. Max me tire par le bras : « Allez, viens ! » Son kilt Écossais bouge à chaque pas, et moi, j’essaie de suivre le rythme, genre je capte les pas bretons. On finit en cercle, à sauter avec des inconnus, et j’me surprends à crier les refrains. À un moment, y’a une pause, et un vieux joueur de biniou nous fait une démo. Max, tout fier dans son kilt, tape dans ses mains, et moi, j’me dis que cette soirée, c’est tout ce que j’aime—simple, vraie, vivante.

On rentre tard, les étoiles plein les yeux, et le kilt Écossais de Max, c’est comme le symbole de cette journée où tout était possible.